Un carnet de recherches sur les effets visuels — de l'histoire des illusions optiques aux techniques modernes de Niagara et Houdini. Un projet vivant, en cours d'écriture.
Ce carnet est à la fois un guide et un outil d'apprentissage : comprendre comment les VFX sont créés, explorer les technologies et méthodes qui les rendent possibles, et découvrir l'art derrière chaque illusion.
J'y retrace l'histoire fascinante des illusions visuelles — des premières expérimentations préhistoriques aux innovations de Méliès, jusqu'aux techniques temps réel d'aujourd'hui.
Vous y trouverez des notes, des expérimentations, des principes d'illusion d'optique, des systèmes de particules, shaders et rendus 3D. Tout est pensé pour apprendre, comprendre et s'inspirer.
En 1895, Auguste et Louis Lumière déposent le brevet du cinématographe. La première projection publique le 28 décembre 1895 au Grand Café de Paris marque la naissance du cinéma. Ce dispositif capable de filmer, développer et projeter des images animées est le point de départ de toute la chaîne des effets visuels modernes.
Comprendre les Lumière, c'est comprendre pourquoi on cherche encore aujourd'hui à tromper l'œil. Chaque shader, chaque émetteur Niagara, chaque post-process hérite directement de cette obsession de la représentation du mouvement.
Georges Méliès découvre accidentellement la substitution par arrêt caméra en 1896. Il comprend immédiatement le potentiel narratif de ce qui n'est encore qu'un bug technique. Avec Le Voyage dans la Lune (1902), il codifie les premières conventions des effets spéciaux.
Techniques utilisées : surimpressions, matte painting sur verre, miniatures, trucages de substitution, décors peints. Chaque effet résout un problème de représentation visuelle — exactement comme le font les VFX temps réel aujourd'hui.
Ce parallèle avec le VFX moderne est frappant : le spectateur ne doit jamais voir la machinerie. L'immersion est le but ultime, hier comme aujourd'hui.
La lanterne magique (XVIIe siècle) est le premier dispositif à projeter des images sur une surface. Huygens, Kircher — ces noms précèdent les Lumière de deux siècles. Le Thaumatrope (1824), le Phénakistiscope (1832), le Zootrope (1834) exploitent la persistance rétinienne pour créer l'illusion du mouvement.
Leçon clé : chaque outil VFX que j'utilise aujourd'hui — Niagara, shaders, post-process — est l'héritier direct de ces bricolages optiques. La persistance rétinienne est toujours au cœur du rendu temps réel : on affiche 60 images par seconde et le cerveau perçoit du mouvement.
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